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Le projet de Label EAR en détail :

L’offre :

Prenons pour base un exemple chiffré qui nous permettra d’illustrer facilement les propos tenus ci-dessous. Cet exemple, s’il n’est pas loin de la réalité, ne reflète en aucun cas les pratiques habituellement mises en place dans les établissements d’enseignement supérieurs privés dont le but est très lucratif...

Une école organise une formation de 2000 heures pour 50 élèves, elle crée 2 classes d’enseignement de 25 élèves qui reçoivent théoriquement 1000 heures de cours. L’école paye ses enseignants 50 €/heure (brut + charges). Les loyers ou les charges locatives représentent 50 000 € à l’année...

Une année de formation coûte 5000 € l’année.

Dépenses : L’école dépense donc 2000 h x 50 € de salaires et traitements soit 100 000 € + 50 000 € de loyers et autres charges de fonctionnement. 

Recettes : En contrepartie, l’école reçoit 50 x 5000 € soit 250 000 €.
Le bénéfice net est de 100 000 €. Cela reste maigre si l’on considère 2 à 3 salaires pour l’équipe de direction, secrétariat, comptabilité, etc...

Pourtant ce modèle est loin d’être une généralité.
Changeons 2 ou 3 paramètres pour obtenir un exemple légèrement plus crédible bien qu’encore très éloigné de la réalité.
Une école qui dispense 1000 heures de formation par classe à l’année reste introuvable aujourd’hui, quoique. Plus raisonnablement, la plupart des établissements pratiquent des volumes compris ente 500 et 800 heures de cours à l’année.
Le calcul précédent porte donc les dépenses entre 100 000 et 130 000 € pour des recettes toujours égales à 250 000 €.

Le bénéfice avoisine donc plutôt 150 000€...

Le public visé :

20 personnes maximum en cours.
Afin de pouvoir assurer des formations de qualité et les dispenser dans des conditions idéales, une classe de cours ne peut dépasser 20 personnes quelque soient les modalités de regroupement, cours groupés, sections confondues mises en place par l’établissement pour assurer les disciplines de ses enseignements. Si des cours « groupés » sont dispensés pendant l’année, le volume horaire de ces cours ne peut dépasser 50% du temps de formation total. Les effectifs de ces cours groupés ne devraient alors jamais dépasser 30 personnes.

Le cas des enseignements groupés.
Le recours à des enseignements groupés est souvent mis en place afin de minimiser les coûts de formation en mettant en place des cours généraux type amphi. Une communication responsable passera par un affichage clair du nombre d’élèves présent pour chaque enseignement dispensé et, le cas échéant, du nombre moyen d’élèves présent dans une formation. Trop souvent, les établissements communiquent sur des effectifs « à échelle humaine » inférieurs à 15 ou 20 personnes et multiplient pourtant tout au long de l’année des enseignements groupés en amphi dans lesquels les effectifs dépassent alors largement les 50 personnes.

Dans notre exemple, si l’on a recours à des enseignements groupés 50 % du temps de formation, sur 800 heures de formation, 400 heures de formation réunissent 50 élèves et n’ont besoin de rémunérer qu’un seul professeur. Le calcul devient plus opaque, c’est pourquoi il n’est jamais démontré...
On avait jusque là 2 fois 25 élèves à 5000 € =125000 € pour payer 800 heures de cours payées 50 € soit 40 000 € soit un total de 80 000€ de salaires.
Nous avons désormais 2 x 400 heures soit = 800 x 50 = 40000 + 400 heures groupées soit 20 000 € = 40 000 + 20 000 = 60 000€, soit une économie de 20 000 €.

La mise en place de l’Etiquette EAR, décrite plus loin, établie sur le rapport prix de la formation/ nb d’heures de cours x nb d’élèves et a notamment pour objectif de limiter le recours aux enseignements groupés ou du moins obliger certains établissements à publier clairement les effectifs moyens présents en cours.

A titre indicatif, nous donnerons comme contre-exemple le cas d’établissements à 125 étudiants répartis en 5 classes de 25 qui partagent certainement au moins 50 % de temps en enseignement partagé.
En reprenant notre base de calcul, le calcul est édifiant :
Recettes : 125 x 5000 = 625 000 €.
Dépenses : 5 x 400 heures x 50 € ou 100 000 € + 400 h x 50€ ou 20000€ soit 120 000 € de salaires...
Un bénéfice global d’environ 505 000 € auquel on peut soustraire 100 000 € de charges locatives...
Pour évaluer une formation artistique, rendez-vous sur le comparateur :
http://www.formation-arts.com/spip.php?page=evaluer

100 à 150 personnes maximum par établissement.
S’il faut limiter les effectifs en classe, il est également impératif de limiter le nombre d’élèves d’un établissement pour une ville donnée... En effet, si l’on évalue qu’un établissement diplôme et « inonde » le marché du travail d’une ville moyenne de 20 nouveaux « designers », chaque année, il faudra peu d’année et bien moins qu’une étude de marché pour comprendre que la marché du travail sera très rapidement saturé. Si pourtant, le nombre de "boîtes à bts" fleurit dans une ville de 500 000 habitants au point d’avoir 10 à 20 établissements de ce genre, il y a rapidement chaque année 300 nouveaux designers ( 15 x 20 ) architectes, décorateurs, infographistes, graphistes, communicants, etc... dans une métropole qui pourra compter, en 10 ans ou moins, sur une offre de 3 « designers » pour 1000 habitants, soit environ le nombre de médecins actuellement installés en France pour le même nombre d’habitants... et dont le métier est peut-être plus « vital ».
Rappelons encore que le médecin a une clientèle de particuliers quand le designer s’adresse essentiellement à des entreprises...
Certes, on nous reprochera certainement de prendre des chiffres et des données non vérifiables ou caricaturales. Mais alors peut-être peut on se demander simplement combien de designers et graphistes sont nécessaires à une société ? 1 pour mille, 1 pour 10 000 ? Quoiqu’il en soit si l’on admet des chiffres moins important, que pourrait-on retenir du fait d’avoir formé tant de personnes pour un métier qu’elles n’exerceront probablement pas ?
Que la réussite d’un petit nombre tient à l’échec d’un nombre plus grand ?

Les tarifs :

- Aucune somme d’argent ne peut être demandée à un élève pour un entretien d’inscription ou de pré-inscription. Cette pratique marketing d’ »amorçage » a pour effet principal de créer les conditions d’une « soumission librement consentie » trop rarement dénoncée dans le milieu de l’enseignement supérieur privé. Elle prive également le candidat de sa liberté de comparer entre différentes écoles et n’est pas sans rappeler les marchands de liste, à savoir qu’il est difficile d’associer à la somme dépensée le moindre service rendu.
Au plus, la totalité des frais de dossier et/ou frais d’inscription ou de pré inscription ne devraient jamais dépasser 0,5 % du tarif de la formation.

- Aucun frais annexe ne peut être réclamé en cours d’année scolaire. En dehors du matériel demandé en cours, (matériel de dessin, peinture, etc...) aucune obligation d’achat ne devrait porté sur des outils informatiques, logiciels, livres, et/ ou participation à des événements soirée, sorties payantes, photos de classe. Les frais de scolarité cachés, notamment ceux relatifs à l’utilisation de moyens de reprographie, photocopie, ou cartes d’abonnement ou d’accès à certains matériels spécifiques ne sauraient être acceptables. Aucune marge bénéficiaire supérieure à 10% ne peut être dégagée de la mise à disposition de moyens matériels directement liées à l’exercice pédagogique. Un affichage responsable présentera donc les tarifs demandés pour l’utilisation de chaque équipement et, en comparaison, les prix tarifs pratiqués par un professionnel du secteur proposant des services et un équipement équivalent dans un rayon de 5 km autour de l’école.
Ex : Tarif impression A4 N&B école : 2 centimes
Tarif professionnel A4 N&B : 15 centimes

La communication et publicité :

- La part du budget affectée aux frais de communication, publicité ne devrait pas dépasser 2 % du tarif de formation demandé à un élève. Autrement dit, pour une formation dont le prix s’élève à 5000 €, la part destinée au financement de la communication externe de l’école demandée à l’élève ne saurait dépasser 100 €.
Rappelons qu’une école comptant 100 personnes pourrait ainsi compter sur un budget annuel de communication de 10 000 €.

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Bibliographies
http://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do?cidTexte=LEGITEXT000006071191&idArticle=LEGIARTI000027738716&dateTexte=&categorieLien=cid
http://www.psycho-ressources.com/bibli/mini-traite-de-manipulation.pdf
http://blog.educpros.fr/joel-echevarria/2013/07/02/enseignement-sup-vers-une-reconnaissance-dun-tiers-secteur-educatif/